The Glenlivet 12 - 15 - 18 ans OB

Venez partager vos impressions à propos des bouteilles de whisky que vous connaissez ou que vous voudriez connaitre.

Modérateur : Modérateurs

ttn
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Message non lu par ttn »

il ne sent ni l'étable, ni la fumée, ni le pétrole, etc.
et pourtant c'est pour ça que c'est tellement bon!
Tony
whiskye
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Message non lu par whiskye »

Pour nous oui, mais toutes les personnes à qui j'ai fait sentir du Laphroaig 15 ans ou du Caol Ila 18 ans ont vite détourné la tête.
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Smokey-Kong
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Message non lu par Smokey-Kong »

whiskye a écrit :Pour nous oui, mais toutes les personnes à qui j'ai fait sentir du Laphroaig 15 ans ou du Caol Ila 18 ans ont vite détourné la tête.
Là, je ne suis pas d'accord : les réactions sont moins homogènes que ça... De plus, on ne commence pas dans le vin avec un jeune Cornas ; de même pour commencer à apprécier le whisky il vaut mieux partir d'Aberlour, de Balvenie, par exemple.

En revanche, il est vrai que le monde du malt est moins structuré que celui du vin : dans l'univers du whisky, les bonnes cuvées apparaissent en quelque sorte de façon sporadique, tandis que les crus classés le sont depuis 1855, les millésimes sont clairement identifiés et cotés, etc. Cela n'empêche que le mécanisme d'augmentation est le même : la loi de l'offre et de la demande, alors si la demande croit de façon exponentielle, les prix risquent de flamber. Profitons un maximum de ce forum pour échanger nos bonnes affaires, et merci à JMP pour la possibilté qu'il nous offre.

Slainthe

S-K
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AlexandreV
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Message non lu par AlexandreV »

J'ai fait découvrir une dizaine de whiskies à un ami:
- Oban 14 ans
- Scapa 14 ans
- Talisker 10 ans
- Cragganmore 12 ans
- Lagavulin 16 ans
- Nikka from the barrel
- Glenlivet 12 ans
- Caol Ila...

Le seul dont il se souvient du nom et qui lui a vraiment plu, c'est le Lagavulin... le Nikka aussi mais dans un autre registre. Ce n'est donc pas forcément les Speyside ou des côtiérs / îles (hors Islay) qui ont créé un véritable déclic: un tourbé-fumé et un blend très très bourbon... je crois même qu'on peut très bien se passer des Speyside (enfin dans mon cas par moment au moins!).
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laphroaig c moi
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Message non lu par laphroaig c moi »

Smokey-Kong a écrit :pour commencer à apprécier le whisky il vaut mieux partir d'Aberlour
Oui mais partir loin alors :wink: !
ttn
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Message non lu par ttn »

C'est vrai que la première expérience avec un Islay marqué par le tourbé/fumé est souvent révélatrice. Elle montre generalement que soit on adore soit on déteste (il donc préférable d'attendre avant de le proposer à un novice, au risque de le rebuter). Personnellement je pense qu'ikl serait dommage de passer à coté des malts du Speyside.
Tony
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Stephane
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Message non lu par Stephane »

Alexandre,

Je ne crois pas que ton optique pour faire découvrir l'univers des single malts à un néophyte soit la bonne...

D'un premier abord on pourrait croire que oui, car en effet la personne va pouvoir goûter des whiskies très différents les uns des autres et se faire une opinion.
Mais en y réfléchissant, je crois qu'il vaut mieux commencer à faire déguster à un néophyte juste deux ou trois single malts (pas une dizaine, car il finit par être perdu dans le flot, il faut déjà avoir de sacrés habitudes de dégusations et un palais très formé pour apprécier -dans le sens de pouvoir décrypter- chacun d'eux).
Et moi je commencerais plutôt par des bons Highlanders/Speysiders. Un typé bourbon par exemple, et l'autre sherry.
Mais en essayant de bien lui faire décrypter ce qu'ils recèlent...
Puis une prochaine soirée, ce serait qqes Lowlands, ou des Highlands du Nord, ou des iliens...
Mais tout cela petit à petit, en essayant d'être progressif.

Parce que la dans ta dégust, tu lui as fait goûter plein de choses!
certaines qui pouvaient être assez proches en goût/arômes, mais peut-être de régions/pays différents...
d'autres très éloignées...
certaines douces, parfumées, complexes...
d'autres "violentes", puissantes, qui décapent...

Que fait le néophyte "moyen" dans ce cas là ?...
Son palais au bout de la dégust ne va surtout se souvenir que des goûts les plus forts qu'il a découvert... donc forcément les islays/tourbés en tête... et alors de deux choses l'une: soit il va les adorer, soit les détester...
Mais concernant le restant des whiskies dégustés, à mon avis ce sera un beau chaos dans son esprit...

De plus, on sait comment se passe ce genre de soirées sympas entre amis.
on fait déguster des trucs... mais on ne peut s'empêcher de donner son propre avis!
en l'occurence si tu aimes les islays tourbés, je suis persuadé qu'il a dû s'en rendre compte, et qu'au moment de les lui servir tu lui as dit un truc genre:
"Goûte ça maintenant, c de la bombe tu vas voir!!".
ET là ton copain il se dit "bon ben en gros y a ce qu'il m'a fait déguster jusqu'à maintenant, et ce qui vient... et il va falloir que je "choisisse mon camp"...

Mais je sais combien cet exercice est difficile. Moi aussi quand je reçois une personne qui aime le whisky mais ne connait pas grand chose aux single malts, j'ai envie de lui faire goûter plusieurs bouteilles très différentes, de lui parler des différentes sortes, et aussi bien sûr de ce que je préfère...
Mais je pense que la première fois, il serait mieux de restreindre au maximum, et de ne pas forcément choisir les whiskies les plus puissants.
Au contraire essayer de trouver des single malts délicieux qui font ressortir plein d'arômes, et voir ce que provoque la comparaison chez une personne plus habituée à boire des blended ou autres whiskies.
A moins d'y passer 5 ou 6 heures, je ne pense pas que tu aies laissé suffisamment de temps à ton copain pour qu'il apprécie pleinement la dizaine de drams que tu lui as servis...
Avec 2 ou 3 fois moins, tu aurais pu lui montrer comment son dram évoluait dans le verre au fil des minutes, lui montrer après lui avoir laissé tenter de déceler qqes arômes, quel était le profil de ce whisky par rapport à tel autre via par exemple une roue des arômes...

Mais bon c'est sûr que ça dépend aussi de la personne qu'on a en face, et si elle préfère en déguster peu mais "bien", ou en déguster "un maximum d'un coup"...

Stéphane
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AlexandreV
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Message non lu par AlexandreV »

Je suis tout à fait d'accord avec toi: en général je réduis une dégustation à 3 whiskies en horizontale et sur au moins 2h. Là c'était un peu exceptionnel, mais je n'ai pas cherché à l'influencer du tout et cela a duré 4h en tout ;)
C'est parti un peu dans tous les sens je sais...

Pour une découverte, je fais souvent un irlandais, un écossais, un bourbon. Ensuite je crée des thématiques: bourbons, irlandais, speyside, islay... ou encore whisky-fromages ou whisky-produits de la mer. :D

Bon, ben des fois y a abus, à cause d'un enthousiasme partagé :roll:
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whiskye
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Message non lu par whiskye »

Il est vrai qu'au lancement du Lagavulin dans la gamme Classic Malts, ils ne pensaient pas que ce whisky allait avoir autant de succès. Cependant, quand je passe au rayon whisky du supermarché, je suis étonné qu'ils vendent par exemple du Bowmore Legend, cela fait d'ailleurs longtemps qu'ils sont sur l'étagère. Je pense que l'immense majorité des gens préfèrera un bourbon comme le Blanton's ou un scotch léger comme le Glenlivet.
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bottler
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Message non lu par bottler »

whiskye a écrit :Il est vrai qu'au lancement du Lagavulin dans la gamme Classic Malts, ils ne pensaient pas que ce whisky allait avoir autant de succès. .
Ceci n'est pas exact.

Nous avons distribué Lagavulin dans le cadre d'AUXIL en 1986/1988 jusqu'au lancement de la gamme Calssic Malts (on nous a ensuite malpoliment remercié sans autres), et, sans la moindre pub ni promotion, les ventes croissaient déjà tous les mois d'un coeff à deux ou trois chiffres au point que les dirigeants de l'époque de UDG (devenu Diageo ensuite) prirent l'avion pour venir nous interroger sur les raisons de cette croissance exponentielle, alors que le prix de la bouteille de 12 ans était à l'époque aux environs de 35/37 euros (230/250 FF).
whiskye
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Message non lu par whiskye »

Comme quoi le discours officiel est relayé sans trop d'analyse par des "spécialistes". Ils n'auraient donc pas pris trop de risques en choisissant le Lagavulin dans leur gamme.
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mitsuyan
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Message non lu par mitsuyan »

bottler a écrit : Nous avons distribué Lagavulin dans le cadre d'AUXIL en 1986/1988 jusqu'au lancement de la gamme Calssic Malts (on nous a ensuite malpoliment remercié sans autres), et, sans la moindre pub ni promotion, les ventes croissaient déjà tous les mois d'un coeff à deux ou trois chiffres au point que les dirigeants de l'époque de UDG (devenu Diageo ensuite) prirent l'avion pour venir nous interroger sur les raisons de cette croissance exponentielle, alors que le prix de la bouteille de 12 ans était à l'époque aux environs de 35/37 euros (230/250 FF).
...et donc ?? :wink:
"J'ai fait un régime en ne buvant plus et en mangeant très léger ; en quinze jours, j'ai perdu deux semaines"
Joe E. Lewis
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bottler
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Message non lu par bottler »

mitsuyan a écrit :
bottler a écrit : Nous avons distribué Lagavulin dans le cadre d'AUXIL en 1986/1988 jusqu'au lancement de la gamme Calssic Malts (on nous a ensuite malpoliment remercié sans autres), et, sans la moindre pub ni promotion, les ventes croissaient déjà tous les mois d'un coeff à deux ou trois chiffres au point que les dirigeants de l'époque de UDG (devenu Diageo ensuite) prirent l'avion pour venir nous interroger sur les raisons de cette croissance exponentielle, alors que le prix de la bouteille de 12 ans était à l'époque aux environs de 35/37 euros (230/250 FF).
...et donc ?? :wink:
Au lancement de la gamme Classic Malts, on s"attendait au succès de Lagavulin, puisqu'on avait déjà pu le constater.
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bottler
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Message non lu par bottler »

whiskye a écrit :Comme quoi le discours officiel est relayé sans trop d'analyse par des "spécialistes". Ils n'auraient donc pas pris trop de risques en choisissant le Lagavulin dans leur gamme.
C'est exact, et certains disent que son succès en France a été l'un des paramètres qui ont poussé les décideurs de UDG de l'époque à l'insérer dans la gamme des "Classic Malts". En tous cas, je le crois puisque deux ans auparavant ils y croyaient si peu qu'ils rechignaient à nous livrer parce qu'ils avaient peur d'etre obligés de reprendre la marchandise (c'est ce qui nous fut dit à notre première commande en 1986) et exigeaient un paiement d'avance.
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Smokey-Kong
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Message non lu par Smokey-Kong »

Oui, ça me rappelle quelque chose que j'ai lu, comme quoi il fallait signer un papier attestant que l'on prenait la marchandise telle quelle, "avec son gôut de pneu brulé " ou presque ! Il faut dire qu'en France dans les années 70 la plupart de ceux qui prenaient du whisky ne buvaient que du blend, par ex. du Ballantines dont je ne garde pas un souvenir terrible ; j'ai pu voir arriver vers 78/79 chez mes parents du Glenfiddich, puis du Glendronach (curieux, non ?), dont le goût très légèrement tourbé en rebutait à l'époque plus d'un :lol:

Slainte

S-K
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