Voici mon compte rendu de la soirée.
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La soirée Balvenie aura été l'une des plus mémorables soirées autour du whisky pour moi. Tout a commencé autour d'un vieux Balvenie 21 ans Port Wood, du premier batch en 2005, sur un accord tout en agrumes (ganache pamplemousse avec écorce d'orange si ma mémoire est bonne). Un délice. Le Port Wood était fin, sa dilution à 40% n'a rien assagi de ce whisky qui tenait encore une belle forme. Il nous a ouvert le palais agréablement, sur ses notes de miel, de bruyère, de fleur d'oranger.
Nous avons ensuite continué sur un Balvenie Founder's Reserve. Si j'ai bien écouté, il s'agirait d'un vatting de malts de 8 ans et de 12 ans, mais un connaisseur de Balvenie confirmera ou infirmera mes propos. Ce Balvenie nous a été servi sur une pâte de fruit, enfin, une pâte de légume plutôt car elle était au fenouil. Une belle explosion de camphre, saveur que j'apprécie particulièrement, qui a permis à ce vieux whisky d'en tirer un profil plus herbacé, plus incisif. Encore une belle réussite d'association pour le maître des lieux, Jacques Génin.
Vint ensuite le Balvenie Classic, ce vieux flacon des années 70, qui avait un profil complètement old school. Je me suis permis de suggérer à David Stewart d'en refaire plus, des comme ca, tant c'était savoureux. Cette petite touche métallique était présente, pour bien nous rappeler le nombre d'années passées en bouteille. L'association était complètement magique ici, puisque nous avons eu droit à une ganache aux pistaches, dont, si ma mémoire ne me fait défaut, l'une vient d'Iran et l'autre du pied de l'Etna. Jacques avait des étoiles dans les yeux quand il nous en a parlé, et nous des étoiles dans la bouche pour être honnête. La texture, la mâche, l'onctuosité... On aurait cru qu'il y avait du foie gras là-dedans. La salle jubilait littéralement.
Le whisky suivant a été offert par l’ambassadeur France de Balvenie, Damien Anglada, dont la générosité et le sourire illustrent en tout temps la qualité de son travail et de sa personne (que j'estime particulièrement, soit dit en passant). Il s'agissait d'un Signatory Vintage "dumpy" 1974, qui nous a été servi sur une pâte de fruit cassis-caramel. Le profil de ce Balvenie a peut-être un peu moins séduit la salle. C'est un whisky puissant, qui ne fait pas dans la dentelle. J'ai hélas commis l'erreur d'y ajouter de l'eau sur ce whisky qui ne l'a pas supporté, me laissant sur de la sciure de bois et un profil très, trop herbacé. C'était néanmoins une belle expérience et, sec, il était fameux. On y retrouvait le cassis que la pâte de fruit émulait ensuite.
Enfin, finalement, David Stewart lui-même nous avait ramené un petit quelque chose, trois fois rien, un Balvenie 1978 single cask entrant dans la composition du Tun 1401 Batch 8. Du tout venant, n'est ce pas ? ...Trève de plaisanterie, c'était un très beau whisky, en fût de bourbon comme Balvenie sait si bien les faire, sur un profil fruité, j'y ai trouvé des notes de bouillon de viande, de pêche, de caramel beurré. On pourrait en boire tous les jours, surtout avec la petite ganache (réglisse ? J'ai pas écouté sa présentation désolé) qui nous a été offert avec.
Si on ajoute à tout ca les discussions avec les convives, avec Alexandre, avec Philippe (qui nous a organisé tout ca d'une main de maître et que je remercie sincèrement), avec Damien (qui une fois de plus m'étonne par sa capacité à rassembler la foule autour de lui) et avec David Stewart, on a les ingrédients d'une soirée inoubliable.
Merci beaucoup à Rare & Collectors Whisky Club.
