Suis arrivé vers 17h00. C'est une vraie calamité, il m'est quasi impossible d'arriver dans l'après-midi, et ce même en me levant à 9h00/9h30 du mat'.
J'ai juste croisé Philippe qui partait. Xavier et Vincent étant encore à pied d'œuvre.
Déjà, le premier choc, c'était le nombre de personnes présentes. Incroyable, j'ai fait un très grand nombre des salons de Julhès (presque tous ?) et je ne me souviens pas avoir jamais vu pareille affluence. Quasi impossible de bouger.
Je n'ai pas du tout ressenti le froid perçu apparemment par d'autres.
Après un rapide tour d'horizon (ça peut servir parfois de faire 1m90

) des stands et prise d'avis, je me décide pour commencer par ...
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Glenfarclas:
Je fais l'impasse sur la gamme classique et attaque direct sur leur nouveauté, le 31yo Portwood, vu qu'on me l'avais décrit comme délicat. J'ai sans doute bien fait, car je lui trouvé pour ma part une belle expressivité. Ce n'est de toute évidence pas un quoique ce soit monster, mais c'est très équilibré et homogène, et c'est une bel exemple de ce qu'on fut de porto peut apporter quand il n'écrase pas le whisky sous des notes vineuses. C'est vraiment beau, dans le genre. Mais c'est effectivement plus un whisky de dégustation, demandant un peu de calme, et pas très à son aise dans l'ambiance d'un salon surpeuplé. AU pif, ça doit facilement aller chercher au moins 90pts, dégusté dans de bonnes conditions et en lui consacrant l'attention qu'il mérite. Mais bon, 300€ la bestiole, voilà bien son pire (et fatal ?) défaut.
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Part Des Anges:
Sans doute LE stand qu'il ne fallait pas rater, amha. Démarrage sur les chapeaux de roues avec l'Impérial 95 vraimetn excellent, sur de belles notes fruitées/acidulées. Puis le GlenKeith 95 très étonnant: un GlenKeith tourbé, qui aurait jamais imaginé ça ? Et c'est très réussit qui plus est, fruité comme les bons Glenkeith savent l'être, marié à une tourbe élégante, plus présente en bouche qu'au nez, et qui n'écrase jamais le profil, je vote pour ! Suivit d'un Caperdonich 92, un peu bancal, austère, sec, désquilibré alors qu'il laisse malgré tout transparaitre une joli miellé-fruité mais qui n'arrive pas à vraiment franchir les barreaux de sa prison. Dommage, peut-être trop jeune, ou pas assez ouvert, ou mal situé dans le set ? Et pour finir en apothéose, le somptueux Carsebride 65 vraiment superbe, terriblement grain sans être liquoreux. Quel dommage que PdA soit si cher. Quoiqu'en rapport q/p, ça se justifierait ... presque. Et toujours se plaisir d'échanger avec Thierry, un vrai personnage attachant de notre petit univers.
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The Balvenie:
Tenu par Damien, autre personnage attachant s'il en est. On s'est fait l'étalage complet, même si je pensait (à tord) connaître les premières bouteilles. Le 12yo signature est bien plus acidulé que les souvenirs que j'ai de mon ancien batch (au point qu'un acaht aurait été envisageable si je n'avais pas déjà chez moi ce batch plus ancien). Le 17yo peated cask me semble par contre rentré dans le rang par rapport à la version de l'année dernière, qui m'amusait beaucoup avec son côté fromage de chèvre frais. Là, on est juste sur un sympathique Balvenie un peu fumé, voir un soupçon tourbé. Puis vient le très beau Tun 1401 Batch 5, toujours aussi bon, aussi agréable, du velours liquide, de la complexité, suave et expressif à la fois, une belle progression. Et la surprise du cchef pour les copains: un 30 ans tiré directement d'un bourbon barrel en cours de maturation dans les chais de la distillerie. C'est vriament très bon, des fruits exotiques viennent raviver et renforcer la typicité miellé de Balvenie, le tout dans une rondeur et avec une matière qu'on ne pense pouvoir venir que de certains futs de xeres: on en veut, faut le vendre !
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Signatory Vintage/LMDW:
On commence par un Inchmurin dont je n'ai pas retrouvé les références exactes, qui commence pas mal, minéral, fruité, voir un poil waxy, mais qui très vite est envahi par une note métallique, surtout en bouche, qui fait vraiment bizarre, quoique pas déplaisant. Un peu de mine de crayon comme on retrouve dans d'autres productions de cette distillerie. Puis le fameux Highland Park UCF 21yo de ce non moins fameux jour de distillation de 1991 qui nous a déjà fourni quelques merveilles, et qui est clairement digne de ces renommés prédécesseurs. On se demande même si il ne serait pas le meilleur de la bande. Petite anecdote, s'il n'y avait eu un petit problème de planning, il aurait du porter une étiquette ... orange. Après, moi, je dit ça, je dis rien, hein ...

J'ai eu la chance d'avoir un des derniers drams avant la mort de la bouteille (sachant que je l'avais déjà découvert quelques semaines plus tôt, chez Julhès, après leur dernier salon du rhum, et qu'on avait été plusieurs à être sur le cul).On finit par un chouette petit Bunnah tourbé, 14yo de 97 mais beaucoup plus subtil que la tripotée de 97 très marqués par la tourbe/herbes de Provence qui étaient sortis il y a quelques années. Là, on est beaucoup plus sur le profil habituel de Bunnah, un peu fruit caramel, qui serait tourbé juste ce qu'il faut. J'ai trouvé ça sympa et fort bien fait.
- "Dugas":
Présentation de toute la nouvelle gamme Glengoyne. Je les ai tous goûté: 10, 12, 15, 18 et 21yo et y'a franchement un énorme gap qualitatif sur le profil de toute la gamme. C'en est bluffant. Ce qui l'est également, c'est que cette gamme est complète, chaque âge apportant sa pierre à l'édifice, tenant sa propre place, l'ensemble constituant une sorte d'évolution logique (un parcours initiatique ?). On a vriament là un pendant de la gamme classique Glenfarclas. Je ne suis pas en traind e dire que ces nouveaux Glengoyne goûtent le Glenfarclas, bien sur, ils ont chacun leur personnalité et typicité propre, mais les gammes sont construites de la même manière, avec logique, sans creux ni doublons. Le 10yo est un peu biface, paradoxalement peut-être le plus boisé de la gamme, et café cacao. Le 12yo est plus équilibré. Avec le 15yo, on sent qu'on est à une transition. Avec le 18yo, on attaque un autre niveau, avant d'arriver au beau 21yo. Je ne peux que vous engager à découvrir cette nouvelle gamme. Je n'ai plus en tête les tarifs, mais ça ne m'a pas semblé du tout abusé, ramené à la qualité et aux différents âges.
Goûté également le Blend Sky, qui porte bien son nom, car on sent bien le côté maritime, les embruns, l'iodé de Talisker, et le vatted mal Six Isles qui, s'il ne casse pas les briques, est plutôt bien foutu, très agréable, easy drinking.
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Highland Park:
ou la catastrophe annoncée/redoutée/confirmée. J'avais entendu dire à mainte reprise que depuis le changement de packaging, y'avait eu une baisse de niveau qualitatif ... mais à ce point ????????? C'est un vrai massacre, tout l'ancien caractère est parti, c'est terriblement consensuel, formaté et passe-partout, ça ne raconte quasiment rien. Et pire que tout, même le brut de fut Thor n'est pas mieux loti !
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"Woodford":
Bon, là, y'avait Nicolas qui commençait à rappeller la limite d'horaire, donc j'ai très vite goûté à l'un des bourbon et l'un des rye, sans avoir le temps de faire attentions aux références exactes. Flawless pour les deux, comme dirait Serge, mais rien de bien marquant. Surtout pour le rye, dont on attend quand même que les marqueurs de seigle soient bien présent.
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"Armagnac domaine d'Aurensan" :
Là aussi, goûtage en mode largage de torpille du 15 ans et du 1975. J'ai quand même eu le temps de remarquer que c'était bon, bien fait. Dommage de n'avoir pas pu y consacrer le temps nécessaire ni d'avoir pu goûter l'ensemble de la gamme présentée.
J'ai fait l'impasse, faute de temps et par méfiance, sur les Stand Mackmyrra et Hudson, et parce qu'il n'y avait rien de nouveau, sur les stand Japonais, Irlandais et Classic Malt.
Encore une belle édition !