Voilà, tout comme une Ferrari, c'est comme une Fuego, mais en rouge.
Les deux derniers films vus au cinéma en fin de semaine dernière:
Le Dernier Rempart: J'y suis allé avec quelques appréhensions. Le retour de Schwarzy, dans un film d'action, ça risque fort d'être un film digne des 80's ( voir 90's), ça risque de faire vieillot, craignais-je. Et en fait, c'est exactement ça, ou peu s'en faut, sauf que c'est fait intelligemment, avec pas mal d'auto dérision pour le gars Arnold. Y'a plein de cascades, ça pète un peu partout toutes les 15 minutes, les personnages sont caricaturaux, avec la gueule de l'emploi ('fin, pas autant que dans un Tarantino ou un Rodriguez, on est pas dans le burlesque quand même), comme à l'époque, mais avec une image moderne, bien sur.
Les fans du réalisateur Kim Jee-woon seront peut-être déçu par rapport à un "Le Bon, La Brute, et le Cinglé", c'est quand même beaucoup moins déjanté, américanisation du style oblige. Mais ça nous met le Schwarzy et ses comparses dans des situations qui font sourire. Bon, le scénario, l'intrigue sont aussi épais qu'une feuille de papier à cigarette, on voit un peu venir les rebondissements, mais pour ce genre de film, c'est pas trop grave.
Ca m'a rappelé certains de ces films qu'on voyait, avec des héros/justicier vieillissant, incarnés par des acteurs d'action eux-aussi vieillissant (Clint Eastwood, Charles Bronson, ...), un peu papy puncheur/flingueur.
Et puis ça permet de revoir le trop rare Forest Whitaker, même si, une fois de plus, dans un rôle qui ne lui permet pas de développer son talent (en voilà un de bon acteur qui n'a pas eu la carrière qu'il méritait).
Un bon moment de détente.
Django Unchained: Alors là ! Je suis toujours dubitatif avec Tarantino. J'espère toujours que ce sera aussi énorme que "In Glorious Bastard", mais j'ai toujours peur que ça ne me parle pas comme ... ben pratiquement tout ce qu'il a fait d'autre. Mais là, y a Chirstoph Waltz dedans, et autant Tarantino est très loin du sans faute pour moi, autant cet acteur m'a scotché à mon fauteuil chaque fois que je l'ai vu au point des fois (souvent ?) d'être le principal (le seul ?) intérêt d'un film. Et là, c'est le Jackpot, c'est peut-être encore plus jouissif que "In Glorious Bastard". Une poilade et une régalade tout du long. Avec des tonnes de (bons) clichés aux westerns spaghettis.
Le seul point faible, peut-être, est Jamie Fox. Il incarne le rôle titre (quoique ça n'en fait peut-être pas le rôle principal ?), mais est très effacé. Bon, certes, il à affaire à de vrais pointures avec les autres acteurs principaux. Et peut-être est-ce le rôle qui veut ça, mais quand même, j'aurais aimé un peu plus de "canaille", comme un Clint Eastwood, ou un Lee Van Cleef par exemple, savaient le faire.
Et donc, Christoph Waltz y est tout simplement énorme, pas une réplique qui soit à côté. C'est toujours pile-poil dans le mille, caustique et phraseur à souhait.
Leonardo di Caprio y fait une prestation des plus honorables également, mais j'ai du mal à juger, j'ai un énorme à priori sur cet acteur, même si je reconnais sans mal son talent.
Mais celui qui est sidérant, inattendu et tient le niveau de Christoph Waltz, c'est Samuel L. Jackson. Il est tout simplement énorme.
Y'en a un autre, complètement inattendu, qui fait un peu plus qu'une apparition, et qui le fait bien, c'est Don Johnson.
Et puis pas mal de sales gueules plus ou moins récurrentes du cinéma Taretinien ou autre. Le maître s'étant même réservé un petit rôle sympathique.