cosinus a écrit :xoxo a écrit :
Ensuite, je le répète, je débute dans le whisky, et je n'ai certainement pas toute votre expérience, ni connaissance, et encore moins d'heures de vol au compteur que la plupart des forumeurs.
Il n'y rien dans ce que j'ai écris qui fasse appel à une quelquonque expérience au connaissance des whiskies.
xoxo a écrit :
Et par rapport à ce que tu dis, ben si un amateur éclairé n'aime pas la tourbe, je le considèrerai déjà comme beaucoup moins éclairé.
Par contre, là effectivement, un tel préjugé ne peut s'expliquer que par ton manque d'expérience.
xoxo a écrit :
Et si pour une bouteille donnée, on obtient un 70 et un 92, y a peut être soucis...
Je ne vois aucun soucis dans un tel écart. D'ailleurs si tu regardes la matrice, des écarts de 20 points ne sont pas si rares que ça.
xoxo a écrit :
Soyons clair: je ne parle pas ici de "simples" membres de forum, mais de personnes ayant un profil plus proche de celui d'un expert, ayant un "nez", un "palais". Etre "expert", cela suppose un travail préalable, où, en plus, peut parfois intervenir la notion d'"inné", puisqu'à travail égal entre 2 individus, le résultat final ne sera pas forcemment le même. On est pas tous égaux à ce niveau là. (cf les nez en parfumerie)
Mais qui sont ces experts dont tu parles ?
Je ne pense pas que tu en croises beaucoup ici.
Pour moi, quelqu'un qui serait capable d'analyser un whisky (ou tout autre boisson ou nourriture) en toute objectivité, c'est à dire en faisant une totale abstraction de ses goûts personnels, n'existe pas. D'ailleurs avec une telle abstraction quel seraient les critères de notation.
Une note ne pourra jamais qualifier objectivement un whisky. A moins que cette note soit basée sur quelque chose de quantifiable. Par exemple si elle était proportionnelle à la valeur ppm des phénols d'un whisky.
xoxo a écrit :
Je peux donc en conclure qu'il existe une certaine harmonie vis à vis des différents critères de goûts couramment admis, qui interviennent lors de la notation d'un whisky, et donc de sa hiéarchisation.
Bienvenue dans le monde de l'uniformisation.
xoxo a écrit :
Pour moi ça ressemble fortement à de l'objectivité tout çà.
Mais je me trompe peut-être...
Oui tu te trompes. Mais c'est, bien évidamment, un avis purement subjectif.

On va essayer de faire dans l'ordre.
Un amateur éclairé pour moi, c'est quelqu'un qui possède un sacré bagage de connaissance, alors s'il fait d'emblée l'impasse sur une grosse partie des Islays parce qu'il aime pas la tourbe, la valise, elle est déjà moins conséquente, et l'éclairage se tamise... Mais à la limite cette opinion n'engage que moi.
A propos des écarts de notation, si tu vois pas le souci, moi je le vois: 70 c'est trés bof, 90, c'est trés trés bon.
Plus aucune cohérence.
Tu pourras constater que sur le site où nous sommes en train de discuter, lorsqu'un tel écart se produit dans les notations, les concernés se demandent vite si il n'y aurait pas un problème avec la bouteille en question... c'est quand même significatif.
Concernant les experts, je te confirme qu'ils existent, et pas seulement dans le monde du whisky d'ailleurs.
Je pense notamment au monde de la gastronomie, ou de la parfumerie.
Et ces experts en question, ils réussissent à capter, analyser, à mettre des mots sur des goûts, des odeurs, des sensations, qui ne pourraient te paraitre que confuses ou vagues.
Mais tout cela ne s'improvise pas, cela se travaille, et il y a trés certainement une part d'inné pour certains.
Leur job, entre autre, c'est de donner la description d'un produit de la manière la plus objective possible, en supposant de l'honneteté et de la rationnalité dans leur démarche.
Comment? En partie par l'établissement de critères. Et ces critères, on ne nous a pas attendu, ni toi, ni moi, pour les mettre en place.
Sans bien sûr tous les connaitre, j'en devinne pourtant quelques uns.
Sont ils objectif? Je le crois.
Quand je bois du tourbé, elle est bien là, la tourbe, même si elle est pas forcemment quantifiable de manière scientifique (quoi que). Si dans un cask strengh l'alcool est mal intégré, c'est un fait, même si tout le monde ne le perçois pas au même niveau d'intensité, certes. Et dans ce cas là, même si l'expert a apprécié la bouteille, il répercutera ce fait concret mais pas mesurable au niveau de la notation, faisant peut être un peut abstraction de ses préférences justement. Parce que s'arracher l'oesophage à chaque voyage, c'est un critère bien objectif.
Un sommelier pourra te conseiller un vin qu'il n'aime pas spécialement, mais qu'il considèrera tout de même comme une bonne bouteille, et qui répondra aux critères que tu lui avait indiqué pour le choix du vin.
Et on pourrait continuer longtemps avec ce genre d'exemples.
Evidemment, ils sont tout de même humains ces gens là, et c'est sûr que l'aspect subjectif ne peut jamais être totalement dissocié lors d'une appréciation, je dis pas le contraire.
Aprés, si tu vois toujours pas de traces d'objectivité dans la notation et l'analyse d'un whisky, ben t'as qu'à t'acheter un spectromètre, et là t'en auras du concret et du quantifiable.
Pour finir, rassure toi, l'harmonisation ne comporte pas nécessairement la notion péjorative d'uniformisation.
Quand tu mets en place un système d'appréciation et de notation, avec de surcroit plusieurs intervenants, tu es bien obligé d'accorder un peu tes violons, sinon ça part dans tous les sens. C'est pas pour ça que tout le monde va te jouer la même symphonie, et que l'on va tous boire la même chose.